Super Tuesday : le point chez les républicains
Super Tuesday chez les Républicains: 21 États et plus de 1000 délégués en jeu. Explications sur le vote.
La course à la nomination du parti est aussi serrée chez les républicains que chez les démocrates même si désormais le sénateur John McCain (Arizona) est donné favori face à l'ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney, à la fois en nombre de délégués déjà obtenus et dans les sondages publiés en amont du Super Tuesday. Mike Huckabee, le gouverneur ultra-conservateur de l'Arkansas, qui avait commencé par remporter un franc succès dans l'Iowa, est désormais un lointain 3ème dans les sondages. Les partisans de Mitt Romney lui reprochent de scinder le vote des plus conservateurs du parti républicain. Romney compte en effet sur le soutien de la base conservatrice appelée à se rallier autour de lui pour vaincre le candidat le plus au centre, John McCain.
John McCain est depuis longtemps une figure incontournable de la scène politique américaine où il jouit du statut de héros de guerre et grand patriote. Ce candidat de 71 ans, n'en est pas à sa première course présidentielle: en 2000, il s'était présenté face à George W. Bush pour emporter la nomination du parti.
Pour être nominé comme candidat du “Grand Old Party� (l’autre nom donné au parti républicain, le Bon vieux parti), il faut s’assurer d’une majorité de délégués, soit 1191 sur un total de 2380 délégués. Au matin du Super Tuesday, moins de 300 délégués ont été assignés, plus de 1000 délégués sont en jeu aujourd’hui. Le candidat John McCain part avec une avance d’une quinzaine de délégués grâce à sa victoire en Floride le 29 janvier dernier quand il a emporté l’ensemble des délégués de l’État.
Comme les démocrates, les républicains font eux aussi face au problème des primaires qui traînent avec deux candidats proches dans les sondages. Il est dans l’intérêt du parti de départager au plus vite et de se rallier rapidement derrière un nominé pour pouvoir lancer le plus tôt possible la véritable campagne, celle qui consiste à détruire le candidat du camp démocrate.
Les républicains ont peu recours au système des Superdélégués, ces délégués spéciaux qui ne dépendent pas des primaires et peuvent apporter leur soutien au candidat de leur choix, à tout moment et à titre individuel. Ces arbitres des nominations peuvent accélérer le processus de nomination chez les démocrates cette année.
Côté républicain, on l’a déjà vu en Floride, la solution de rapidité est donnée par le système dit “winner takes all� (le gagnant remporte tout). Ce système est adopté par le parti républicain dans une partie des États qui se prononcent aujourd’hui. Contrairement aux démocrates qui attribuent les délégués de chaque État proportionnellement aux votes obtenus par les candidats, les délégués républicains reviennent dans leur ensemble au vainqueur dans les États comme New York, le New Jersey, le Connecticut, le Massachusets ou encore l’Arizona. En Californie, le gagnant de chaque district remporte les 3 délégués du district, le gagnant à l’échelle de l’État remporte 11 délégués en bonus. La voie vers la nomination passe par la victoire dans les États les plus riches en délégués et les États où le vainqueur empoche tout. Quand les candidats sont aussi proches dans les sondages, et c’est bien le cas cette année, côté démocrate comme côté républicain, ce scénario où l’ensemble des délégués est attribué au seul vainqueur permet d’aboutir à une nomination plus rapide en éliminant le second, même le plus proche.
Super Tuesday chez les républicains pourrait ainsi mener à une nomination rapide du favori, John McCain. Mais une victoire précoce reste incertaine: nombreux sont les États qui favorisent l’assignation proportionnelle des délégués qui accorde une place au second. Le second en lice, l'homme d'affaires mormon, Mitt Romney, peut se maintenir dans la course au-delà de Super Tuesday…
Helena Obolensky, correspondante iPol à New York
John McCain est depuis longtemps une figure incontournable de la scène politique américaine où il jouit du statut de héros de guerre et grand patriote. Ce candidat de 71 ans, n'en est pas à sa première course présidentielle: en 2000, il s'était présenté face à George W. Bush pour emporter la nomination du parti.
Pour être nominé comme candidat du “Grand Old Party� (l’autre nom donné au parti républicain, le Bon vieux parti), il faut s’assurer d’une majorité de délégués, soit 1191 sur un total de 2380 délégués. Au matin du Super Tuesday, moins de 300 délégués ont été assignés, plus de 1000 délégués sont en jeu aujourd’hui. Le candidat John McCain part avec une avance d’une quinzaine de délégués grâce à sa victoire en Floride le 29 janvier dernier quand il a emporté l’ensemble des délégués de l’État.
Comme les démocrates, les républicains font eux aussi face au problème des primaires qui traînent avec deux candidats proches dans les sondages. Il est dans l’intérêt du parti de départager au plus vite et de se rallier rapidement derrière un nominé pour pouvoir lancer le plus tôt possible la véritable campagne, celle qui consiste à détruire le candidat du camp démocrate.
Les républicains ont peu recours au système des Superdélégués, ces délégués spéciaux qui ne dépendent pas des primaires et peuvent apporter leur soutien au candidat de leur choix, à tout moment et à titre individuel. Ces arbitres des nominations peuvent accélérer le processus de nomination chez les démocrates cette année.
Côté républicain, on l’a déjà vu en Floride, la solution de rapidité est donnée par le système dit “winner takes all� (le gagnant remporte tout). Ce système est adopté par le parti républicain dans une partie des États qui se prononcent aujourd’hui. Contrairement aux démocrates qui attribuent les délégués de chaque État proportionnellement aux votes obtenus par les candidats, les délégués républicains reviennent dans leur ensemble au vainqueur dans les États comme New York, le New Jersey, le Connecticut, le Massachusets ou encore l’Arizona. En Californie, le gagnant de chaque district remporte les 3 délégués du district, le gagnant à l’échelle de l’État remporte 11 délégués en bonus. La voie vers la nomination passe par la victoire dans les États les plus riches en délégués et les États où le vainqueur empoche tout. Quand les candidats sont aussi proches dans les sondages, et c’est bien le cas cette année, côté démocrate comme côté républicain, ce scénario où l’ensemble des délégués est attribué au seul vainqueur permet d’aboutir à une nomination plus rapide en éliminant le second, même le plus proche.
Super Tuesday chez les républicains pourrait ainsi mener à une nomination rapide du favori, John McCain. Mais une victoire précoce reste incertaine: nombreux sont les États qui favorisent l’assignation proportionnelle des délégués qui accorde une place au second. Le second en lice, l'homme d'affaires mormon, Mitt Romney, peut se maintenir dans la course au-delà de Super Tuesday…
Helena Obolensky, correspondante iPol à New York
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mercredi 6 février 2008 dans iPol US | Candidats républicains, iPol US








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