Le bras d'honneur de Juppé aux bordelais
Geste malheureux du candidat UMP, sondages en berne pour l'équipe PS, la campagne se poursuit en terres bordelaises.
Cette semaine, l'équipe Rousset est à la contre-offensive, elle qui entre le 15 et le 25 février aura du encaisser pas moins de trois sondages qui donnent Juppé réelu au 1er tour (54, 55 et 51%) , quand Rousset ne dépasse jamais les 39%.
Alors la tentation est venue de s'en prendre à l'arbitre du match, c'est-à -dire aux médias. Il est vrai que le traitement de la campagne par la presse (Sud-Ouest & les gratuits) et la télé locale (TV7) peut parfois apparaître comme sujet à caution. En ouvrant le quotidien régional depuis 6 mois, on a souvent l'impression de feuilleter une gazette municipale en lice pour le concours "ma binette partout" du Canard Enchaîné : on retrouve du Mr le Maire à toutes les pages...
Et ce n'est pas le deuxième débat Rousset / Juppé, le jeudi 21 février sur TV7, qui pourra donner une meilleur image des journalistes locaux. C'était le dernier débat télévisé de la campagne et pour l'occasion les médias invitants (TV7, Sud Ouest) avaient mis les petits plats dans les grands et convié M. Jean-Pierre Elkabbach en personne.
Lequel se montra tout du long fidèle à sa réputation, interrompant le candidat socialiste, ou changeant brusquement de pied et le cours de la conversation quand la période semblait tourner au désavantage du maire. Au point que l'équipe Rousset publiera le lendemain un communiqué de presse pour souligner ce traitement inéquitable. Dans un élan confraternel émouvant , Sud Ouest décidera alors d'offrir un droit de réponse à JPE sous forme d'interview !
Mais malgré sa prévenance et son expérience, c'est pourtant Elkabbach qui a poussé Alain Juppé à la faute. En bras de chemise, sans cravate, celui-ci avait décidé de la jouer jovial et détendu. Seulement voila, jouer à contre-emploi est un exercice dangereux à pratiquer en direct et quand JPE demande au maire sortant "Que ferez-vous en cas de défaite ?", catastrophe : superbe laspus gestuel d'Alain Juppé qui adresse un grand bras d'honneur à la caméra . Sous entendu "qu'ils aillent se faire f..."
Conscient qu'il est allé un peu loin en matière de saine franchise, le maire essaye de se rattraper et parle alors "d'aller à la pêche, à la chasse , bien que je ne sois pas chasseur (sic) ". Comprenne qui pourra ? Ce qui semble évident par contre c'est que le maire a buggé et que son subconscient a fait tout haut le geste qu'il pensait tout bas :)
Dans un premier temps, la séquence passe inaperçue, tout au plus une fugitive mention dans un article de Sud Ouest du lendemain. TV7 de son côté ne s'embarrasse pas d'autant de scrupules et censure la diffusion du passage litigieux sur son site. Problèmes techniques sans doute ;)
Il fallait pourtant toute la quiétude, toute l'exquise urbanité qui enveloppe la bonne ville de Bordeaux, pour ne pas se scandaliser de ce bras d'honneur en pleine face. Imagine-t-on Delanoë proposer à ces électeurs d'aller se faire f... en cas de défaite ? Le tollé que ça provoquerait ? Ici, rien.
Mais la donne a changé avec le "casse-toi pauvre con " de Sarkozy au Salon de l'agriculture : quelques blogueurs bordelais font l'analogie entre les deux comportements et la video, grimpée en quelques jours en tête des requêtes "Juppé" sur Google video, s'annonce aujourd'hui comme le buzz de fin de campagne.
Autre évènement de la semaine mardi 26, la visite de Ségolène Royal venue soutenir les candidats de Bordeaux, Gradignan et Talence.
Talence, ville clef pour garder la majorité au Conseil de la communauté urbaine et où le ton monte entre Gilles Savary et Alain Cazabonne, le sortant. La politique clientéliste de ce dernier en direction des jeunes des quartiers (places de foot et de spectacles) lui a fourni de très jeunes supporters qui ont une fâcheuse tendance à venir perturber les meetings du candidat PS, au point de l'avoir conduit à annuler une réunion publique, par crainte des troubles à l'ordre public.
Après trois mois de campagne, et à J-7 du scrutin, les nerfs sont à fleur de peau.
Et de l'avis de tous "il est temps d'en finir". Pourtant, les jeux ne sont pas faits puisque comme dans toutes les élections, ce sont les 10% d'hésitants de la dernière heure qui 'feront' l'élection. Une bonne raison pour toutes les équipes de campagne de ne pas se relâcher dans la dernière ligne droite.
Gabrielle, envoyée spéciale
Alors la tentation est venue de s'en prendre à l'arbitre du match, c'est-à -dire aux médias. Il est vrai que le traitement de la campagne par la presse (Sud-Ouest & les gratuits) et la télé locale (TV7) peut parfois apparaître comme sujet à caution. En ouvrant le quotidien régional depuis 6 mois, on a souvent l'impression de feuilleter une gazette municipale en lice pour le concours "ma binette partout" du Canard Enchaîné : on retrouve du Mr le Maire à toutes les pages...
Et ce n'est pas le deuxième débat Rousset / Juppé, le jeudi 21 février sur TV7, qui pourra donner une meilleur image des journalistes locaux. C'était le dernier débat télévisé de la campagne et pour l'occasion les médias invitants (TV7, Sud Ouest) avaient mis les petits plats dans les grands et convié M. Jean-Pierre Elkabbach en personne.
Lequel se montra tout du long fidèle à sa réputation, interrompant le candidat socialiste, ou changeant brusquement de pied et le cours de la conversation quand la période semblait tourner au désavantage du maire. Au point que l'équipe Rousset publiera le lendemain un communiqué de presse pour souligner ce traitement inéquitable. Dans un élan confraternel émouvant , Sud Ouest décidera alors d'offrir un droit de réponse à JPE sous forme d'interview !
Mais malgré sa prévenance et son expérience, c'est pourtant Elkabbach qui a poussé Alain Juppé à la faute. En bras de chemise, sans cravate, celui-ci avait décidé de la jouer jovial et détendu. Seulement voila, jouer à contre-emploi est un exercice dangereux à pratiquer en direct et quand JPE demande au maire sortant "Que ferez-vous en cas de défaite ?", catastrophe : superbe laspus gestuel d'Alain Juppé qui adresse un grand bras d'honneur à la caméra . Sous entendu "qu'ils aillent se faire f..."
Conscient qu'il est allé un peu loin en matière de saine franchise, le maire essaye de se rattraper et parle alors "d'aller à la pêche, à la chasse , bien que je ne sois pas chasseur (sic) ". Comprenne qui pourra ? Ce qui semble évident par contre c'est que le maire a buggé et que son subconscient a fait tout haut le geste qu'il pensait tout bas :)
Dans un premier temps, la séquence passe inaperçue, tout au plus une fugitive mention dans un article de Sud Ouest du lendemain. TV7 de son côté ne s'embarrasse pas d'autant de scrupules et censure la diffusion du passage litigieux sur son site. Problèmes techniques sans doute ;)
Il fallait pourtant toute la quiétude, toute l'exquise urbanité qui enveloppe la bonne ville de Bordeaux, pour ne pas se scandaliser de ce bras d'honneur en pleine face. Imagine-t-on Delanoë proposer à ces électeurs d'aller se faire f... en cas de défaite ? Le tollé que ça provoquerait ? Ici, rien.
Mais la donne a changé avec le "casse-toi pauvre con " de Sarkozy au Salon de l'agriculture : quelques blogueurs bordelais font l'analogie entre les deux comportements et la video, grimpée en quelques jours en tête des requêtes "Juppé" sur Google video, s'annonce aujourd'hui comme le buzz de fin de campagne.
Autre évènement de la semaine mardi 26, la visite de Ségolène Royal venue soutenir les candidats de Bordeaux, Gradignan et Talence.
Talence, ville clef pour garder la majorité au Conseil de la communauté urbaine et où le ton monte entre Gilles Savary et Alain Cazabonne, le sortant. La politique clientéliste de ce dernier en direction des jeunes des quartiers (places de foot et de spectacles) lui a fourni de très jeunes supporters qui ont une fâcheuse tendance à venir perturber les meetings du candidat PS, au point de l'avoir conduit à annuler une réunion publique, par crainte des troubles à l'ordre public.
Après trois mois de campagne, et à J-7 du scrutin, les nerfs sont à fleur de peau.
Et de l'avis de tous "il est temps d'en finir". Pourtant, les jeux ne sont pas faits puisque comme dans toutes les élections, ce sont les 10% d'hésitants de la dernière heure qui 'feront' l'élection. Une bonne raison pour toutes les équipes de campagne de ne pas se relâcher dans la dernière ligne droite.
Gabrielle, envoyée spéciale
26 vote(s)
lundi 3 mars 2008 dans Dossiers | Municipales 2008








175 commentaires





Commentaires
par TerSem | le mardi 4 mars 2008 à 21:47, - Currently 3.07/5
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
par fred brouard | le mardi 4 mars 2008 à 00:38, - Currently 4.31/5
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
par Coco BELOEUIL | le lundi 3 mars 2008 à 22:13, - Currently 3.80/5
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
par leskikis33 | le lundi 3 mars 2008 à 20:15, - Currently 3.46/5
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
par norbert | le lundi 3 mars 2008 à 18:54, - Currently 4.15/5
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
par Alex33 | le lundi 3 mars 2008 à 17:05, - Currently 4.00/5
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
par Cyberobespierre | le lundi 3 mars 2008 à 15:59, - Currently 4.15/5
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
par Thomas Giry | le lundi 3 mars 2008 à 15:24, - Currently 3.69/5
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
par vasisdas | le lundi 3 mars 2008 à 14:06, - Currently 3.92/5
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.